J’ai testé pour toi : Se faire arrêter par la police

Salut Internaute !

Un deuxième « J’ai testé pour toi » d’affilée puisque celui-ci se marie parfaitement avec le précédent !

Comme tu peux t’en douter dans le titre, je n’ai pas vraiment réussi à respecter mes propres recommandations puisque je me suis fait arrêter par la police de Bangalore avec ma moto.

Pour remettre le contexte en place, nous sommes dimanche matin et qui dit dimanche matin, dit brunch dans un des restaurants de la ville (oui oui, je suis comme ça, le dimanche, c’est brunch et pis c’est tout !).

Me voilà donc à prendre ma moto pour me rejoindre mes amis et là, horreur, barrage de police au milieu de la route…

Il faut quand même noter la technique du policier Indien qui, pour t’arrêter, se jette au milieu de la route pour t’empêcher de continuer puisqu’il a l’habitude que ses concitoyens ne s’arrêtent pas quand il les arrête et qui pousse ta moto contre le trottoir puis te vole tes clés, juste histoire d’être sûr que tu ne repartes pas avant de t’avoir pris quelques billets ! (tu peux respirer, le paragraphe est terminé)

Viens ensuite le moment où il te demande tes papiers, généralement trois documents.

  • Ton permis de conduire
  • L’assurance du véhicule
  • Et accessoirement la carte grise du véhicule.

Pas de souci, j’ai tous les papiers ! Ah bah nan en fait… pour la première fois depuis que j’utilise ma moto, j’ai oublié mon permis chez moi… Et forcément le monsieur de la Police, il n’est pas vraiment content et n’a pas l’air de vouloir me laisser partir sans une amende !

Et là je t’entends déjà dire la petite voix du bien cachée au fond de toi: « Bah oui c’est normal quand même. T’as pas ton permis sur toi, tu dois prendre une amende ! »

Sauf que le policier, lui, il n’entend que la voix du mal au fond de lui qui lui crie aussi fort qu’elle peut un truc du genre « vas-y, prend lui 500 roupies, il l’a bien mérité puisqu’il roule sans permis ! »

Et voilà donc la conversation qui s’en est suivie :

Policier : Vous n’avez pas de permis?

Moi : Si j’en ai un, mais je l’ai oublié chez moi, je vous jure, c’est la première fois.

Policier : Hum hum… moi je pense que vous n’avez pas de permis

Moi : Si si, je vous promets que j’en ai un mais il est chez moi.

Policier : Hum hum *fais semblant de regarder mes autres papiers.

Policier : *à voix basse et regardant ailleurs. Donne moi 500 roupies et tu peux partir.

Moi : Oh bah nan, je suis presque en règle quand même ! J’ai tout sauf mon permis. (tu noteras l’axe de défense imparable !!).

Policier : Non non, tu n’as pas de permis. Donne moi 500 roupies.

Moi : Non je te donne 100 roupies et c’est bon.

Policier : Donne moi 300 roupies et tu t’en vas.

Moi : Bon ok…

Et donc pour finir, j’ai « perdu » 300 roupies (3,60€) que le policier s’est empressé de mettre dans sa poche, il m’a rendu mes papiers et s’en est allé arrêter une autre moto.

Alors la scène prête à sourire mais elle est caractéristique de la corruption qu’il existe à tous les niveaux dans la police et plus généralement au gouvernement. Une application pour mobile est d’ailleurs sortie pour faire ressortir tous les cas de corruption ou au contraire, les cas où tout s’est passé dans les règles de l’art. Tu peux y jeter un coup d’œil en cliquant ici ou ici pour voir en infographie la répartition de la corruption par ville et par entités du gouvernement (en anglais seulement).

Enfin tu peux quand même t’imaginer la cocasserie de la scène si elle se passait en France ! Tu t’es mal garé en allant au boulot un matin et tu as dû laisser ta voiture avec l’arrière sur une place handicapée, tu reviens à la pause de midi et vois un policier en train de te mettre une amende. Tu vas le voir et tu lui dis: « Monsieur l’agent, je suis d’accord, ma voiture est un peu mal garée, mais regardez, j’ai au moins 70% de la voiture bien en place ! Allez, soyez cool, au lieu de me mettre 35€, on coupe la poire en deux, et vous ne me donnez qu’une amende de 20€ et je vous les mets dans la poche ! Deal ? »

Généralement c’est le moment où tu finis en garde à vue pour corruption d’un fonctionnaire de police… ou pas !

Pour finir cet article, il faut quand même savoir que tout est négociable en Inde, même une conduite alcoolisée qui se négocie autour de 2000-2500 roupies (soit 25-30€).

Voilà, c’est tout pour ce nouveau « J’ai testé pour toi ».

Merci de me lire 🙂

Q.

 

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J’ai testé pour toi : Conduire une moto à Bangalore

Salut Internaute !!

Enfin le grand retour de ta catégorie préférée, le « J’ai testé pour toi » !

Après avoir testé toutes sortes de moyens de transports et avoir appris à me repérer dans cette vaste ville grâce à mes « amis » les rickshaws, j’ai enfin décidé de m’acheter une moto.

Pour être honnête, c’était quand même une idée qui me trottait dans la tête depuis quelques mois. La grande question en tant qu’expat’ en Inde n’étant pas « quand est-ce que j’achète une moto ou un scooter » mais plutôt « quel type de moto vais-je acheter » ! Tout le monde craque un jour ou l’autre devant la possibilité de se libérer de l’emprise des rickshaws et autres taxis.

Il existe donc des dizaines et des dizaines de choix de moto dans un marché jamais saturé. Les petites cylindrées entre 100 et 220cc sont en effet légion sur la route alors qu’il n’existe quasiment aucune moto au delà de 500cc. Mais la moto qui fait rêver l’expat et l’Indien, la moto qui va te propulser au rang de Schwarzenegger dans Terminator ou encore Tom Cruise dans Mission Impossible, bref, la moto qui va te faire sentir comme un vrai bonhomme sur les routes indiennes, c’est la Royal Enfield !

La Royal Enfield est aujourd’hui assemblée uniquement à Chennai, à l’est de Bangalore. Pour espérer poser ta main sur une de ces précieuses motos neuves, il te faudra attendre entre six et neuf mois car les carnets de commande sont pleins d’une année sur l’autre ! Il te faudra donc te tourner vers le marché de l’occasion pour trouver ton précieux.

N’ayant pas forcément envie d’une Royal Enfield lourde et pataude pour faire des trajets courts et quotidiens, je ne cherchais pas vraiment la perle rare mais attendait plutôt qu’elle vienne à moi. Comme tu peux t’en douter, le miracle n’est jamais arrivé !

Par contre, un plus petit miracle résultant d’un pas de chance pour un de mes très bons amis à Bangalore (Guillaume, si tu passes par là, merci encore), m’a permis d’acquérir une petite bombe de moto, légère et très maniable. J’ai nommé la Yamaha RX135, deux temps et une accélération qui laisse tout le monde derrière au feu rouge !

Voilà, elle ressemble à ça :89401_1348503644

Donc l’élément essentiel de la conduite moto étant acheté, il ne me reste plus qu’à me faufiler dans le trafic de la ville sans aucun souci en apprenant à apprivoiser la conduite à l’indienne !

Plusieurs points nécessaires à retenir pour pouvoir rentrer en vie chez soi :

  1. Ton klaxon tu utiliseras dans toutes les situations,
  2. Aux gros camions, tu prêteras attention,
  3. Aux vaches sacrées, tu laisseras la priorité,
  4. Tes bonnes manières tu oublieras, pour ne pas passer de vie à trépas,
  5. La Police, tu la fuiras avec malice.

Une fois que tu as enregistré ces cinq points primordiaux, tu peux t’aventurer dans la jungle urbaine, parfait bordel dont personne ne sort indemne.

Chaque point est bien sûr divisible en une multitude de sous-points tout aussi farfelus les uns que les autres et ce n’est qu’en conduisant tous les jours que l’on apprend à se faufiler et comprendre tous les codes qui permettent à nos amis indiens de se rendre d’un point A à un point B sans trop d’accidents…

Et pour finir, deux liens en provenance de mon blog préféré, Cheese-Naan, avec une vidéo d’un trajet maison -> boulot et un petit quizz sur ce que l’on peut trouver sur les routes de la ville.

  • La vidéo, c’est ici.
  • Et le quizz c’est par ici !

N’hésite pas à me poser toutes les questions que tu veux Internaute, ça me fera plaisir de communiquer après six de silence !

Q.

Nouvelle année

Salut Internaute !

Que le temps devait se faire long à attendre impatiemment un nouvel article de ton dévoué serviteur dans ce pays loin à l’est… Je t’ai su déçu lorsque, jour après jour, inlassablement, tu cliquais sur le lien te menant à mon blog et qu’imperceptiblement tu te sentais trahi par mon silence et ma nonchalance dans l’accomplissement de ma tâche…

Bon je sais que le titre de l’article est un peu mensonger vu que l’on est déjà en Mai mais il fallait bien que je parle de ma nouvelle année en tant que VIE à Bangalore…

Je te fais confiance pour avoir suivi l’histoire même si je n’ai rien écrit depuis octobre dernier…

Entre temps, quelques voyages, un retour en France pour les fêtes de Nöel, un passage par la Trinité-sur-Mer pour le boulot et un retour en fanfare à Bangalore à la fin du mois de Janvier !

Depuis, l’été a commencé ici, j’ai trouvé un nouvel appartement à dix minutes du boulot et la vie continue comme si je n’avais jamais quitté la ville…

La suite dans les prochains articles !

Q.

Détour par le Rajasthan

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Par ici les photos !!! ==> http://flic.kr/s/aHsjKKmhuy

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Salut Internaute !!

Alors ça y est, j’ai enfin pris des vacances ! Pardon ?!? Tu avais l’impression que j’étais déjà en vacances depuis 8 mois !!
Je recommence alors ! Première fois que je prends 10 jours de vacances… Ça te va mieux?

Ma très chère maman (un peu de flatterie quand même… elle lit mon blog aussi) est donc venue passer 10 jours au bout du monde pour voir son fils adoré (oui oui ça, c’est moi !) avec une amie de longue date.

Premier voyage en Inde pour des moments mémorables dans le Rajasthan.

Voyage Inde

Au programme de ce début de voyage, arrivée et nuit à Delhi le vendredi soir puis envol pour Udaipur et son lac Pichola le samedi matin.
Dans un hôtel magnifique aux chambres de maharajas et en plein dans le vieil Udaipur, les visites se sont enchaînées à un rythme effréné. City Palace, téléphérique, Jagdish Temple, tour de bateau sur le lac et bien sûr boutique où tu te fais embarquer avec la promesse de pouvoir tout regarder et toucher sans rien acheter… Soie, cachemire, sarees, écharpes, pachmina sont les mots qui reviennent le plus dans toutes ces échoppes. Mais bon le soir arrivant, nous avons trouvé bien plus important de nous désaltérer avec une grosse bière plutôt que d’acheter une écharpe !
Après s’être fait guider par un indien parlant français dans un restaurant avec vue sur le lac et le Taj Lake Palace (hôtel le plus cher d’Inde !), Ô miracle, celui-ci avait justement les plus belles pièces de cachemire et pashmina au meilleur prix de la ville… Bref, belles pièces effectivement mais quand il fait 35 degrés (ne sois pas envieux, c’est un pêché !) mettre une écharpe ne fait pas très envie, quelle que soit sa qualité !

Le deuxième jour direction Jodhpur, la ville bleue. Six heures de voiture et deux heures de visite de temple et un peu de chasse à l’antilope plus tard, nous voilà donc arrivés à notre deuxième destination.

Avant de te parler de Jodhpur, un petit aparté historique et culturel sur le temple de Ranakpur visité en chemin. Sa construction a débuté en 1433 et s’est terminée en 1496, soit 63 ans pour le construire (sans calculatrice hein !!). Il est entièrement en marbre et est dédié à Anidhata. Il est constitué de 1444 piliers, 4 dômes géants et 8 petits dômes tous différents les uns des autres. Il est considéré comme le plus beau temple Jaïn d’Inde!

Retour à Jodhpur dans une ambiance indescriptible puisque nous sommes passés en voiture dans le marché sur la place principale de la ville et arrivée à l’hôtel pour une nuit bien méritée après une journée de voiture… Mais avant de se coucher, une bière pour bien clôturer la journée !
Réveil au petit matin pour la visite du fort de la ville, Mehrangarh, jadis occupé par le maharaja et ses courtisanes. De là-haut s’offre à nous la splendeur de la ville bleue, surnommée ainsi à cause de ses façades de chaux bleue censées garder la chaleur l’hiver et repousser les moustiques l’été.

Départ aux alentours de midi pour Bikaner avec un détour par le temple de Karni Mata où les idoles sont des rats et où apercevoir LE rat blanc est signe de chance et de longue vie…
Alors pour te donner une idée de l’ambiance au temple, imagine une pièce de la taille d’une salle de classe remplie de dévots chantant et priant à la gloire de la déesse Karni Mata et quelques centaines de rats en liberté totale zigzaguant entre tes pieds et les offrandes, le tout pied nu bien sûr puisque tu es dans un temple… Un rat te passant sur le pied est synonyme de bénédiction de sa part mais apparemment la peur qui se lisait sur le visage de ma môman alors qu’elle était au bord de l’évanouissement me montrait qu’elle n’était pas vraiment d’humeur à cela ! Il y a vraiment des gens qui ne font pas d’efforts quoi… Et pendant ce temps là, j’étais autour d’elle à prendre des photos et à moquer (mais toujours gentiment bien sûr…).

L’anecdote dans ce temple a quand même été notre statut de stars internationales avec pose pour des photos et murmures sur notre passage car nous étions les seuls européens à dix kilomètres à la ronde et donc une attraction autant que les rats de Karni Mata !

Après une nuit de repos méritée à Bikaner, les émotions du cheminement entre les rats encore imprimées dans les têtes, nous sommes allés visiter un temple dans Bikaner ainsi que le fort de la ville, Junagarh.

Ensuite direction Mandawa, avec une partie de la ville totalement vide de personnes, et une autre remplie d’hôtels établis dans d’anciennes maisons de maharajas, appelées havelis. Visite de la ville plutôt angoissante à la tombée de la nuit dans un dédale de minuscules ruelles de la cité fantôme au milieu des enfants réclamant « money, money » (des euros et non pas des roupies, sinon tu as le droit à un foudroiement du regard !) et des vaches et taureaux qui t’attaquent si tu as le malheur de passer trop près d’eux… Rien de spécial dans cette ville sinon des guides un peu trop zélés voulant te faire visiter toutes les havelis de la ville…

Nous nous sommes donc vite réfugiés dans l’haveli qui nous servait d’hôtel pour déguster la cuisine maison du propriétaire de la demeure et boire une grosse bière (il serait dommage de changer nos habitudes !).

Le lendemain, jeudi, nous avons pris la route pour Jaipur pour y poser nos valises pendant deux jours…
Au programme, visite du fort d’Amber à dos d’éléphant à pied car la préparation du festival de Dussehra monopolisait tous les éléphants, du fort, du City Palace et du bazar de la ville… Une petite session de cobra charming avant de visiter le fort Jaigarh m’a permis de m’approcher d’un cobra royal et de lui caresser le haut de la tête… même si je ne faisais pas forcément le malin à ce moment-là… Un petit détour à dix kilomètres de la ville nous a emmené dans un temple au milieu de la montagne avec pour principaux locataires 2000 singes en liberté…

La capitale et porte d’entrée du Rajasthan est à l’image des plus grandes villes du pays avec une ambiance folle composée d’un concert de klaxons, de voitures, bus, camions, richshaws, vélos et d’une densité de personnes au mètre carré inimaginable pour un européen.

La suite et fin du voyage nous fait passer par Fathepur Sikri, ville fantôme abandonnée par les Mogols alors qu’elle était leur capitale impériale de 1571 à 1584, mais pas vraiment par les vendeurs et autres guides qui remplissent l’endroit de leur présence « légèrement » envahissante…
L’endroit est somme toute assez exceptionnel de part sa superficie de plus de 5 km² !!

Avant-dernière étape à Agra, avec le célèbre Taj Mahal, un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam. Lever à 5 heure du matin pour ne pas rater le lever du soleil sur ce fameux marbre blanc… Un seul mot des dizaines de mots pour décrire le dernier frisson de notre voyage… Majestueux, impressionnant, magnifique sont les premiers qui viennent à l’esprit lorsque l’on aperçoit les dômes et les minarets du Taj… Rien d’autre à dire sinon te dire de cliquer ici pour regarder les photos…

Et enfin la dernière étape du voyage avec une courte visite de Delhi avant de retourner à l’aéroport avec le tombeau d’Humayun, copie presque conforme du Taj Mahal en pierres rouges et légèrement moins de démesure…

L’heure de se séparer était enfin arrivée, j’ai repris un avion pour Bangalore tandis que môman prenait l’avion pour Marseille !

Merci de m’avoir lu, pense à aller voir les photos qui seront bien plus intéressantes que mon article 🙂

Q.

Safari, pluie et fruits de mer… Weekend au Sri Lanka

Salut Internaute,

Bon le voyage au Sri Lanka c’était il y a déjà quelques temps, un peu plus d’un mois exactement… les souvenirs ne sont plus très frais mais les photos restent éclatantes comme au premier jour !

Donc tu peux aller voir les photos ici et t’imaginer ce qu’a pu être mon weekend dans cette petite île au sud de l’Inde 🙂

Q.

J’ai testé pour toi : l’hôpital

Salut Internaute !!

Je tiens tout de suite à te rassurer car je comprends la peur que tu as ressentie à la lecture du titre de l’article, non je ne suis pas mort, non je n’ai pas contracté d’infection nosocomiale et non je ne me suis rien cassé, je me suis juste fracturé le gros orteil du pied droit… Par contre je t’arrête tout de suite, tu n’es pas autorisé à laisser de commentaires/blagues ayant pour sujet le pied (exemple bien senti : Ouh t’es un vrai casse-pied toi !) sur cet article… je te connais trop bien, Internaute passant sur ce blog, pour t’entendre rigoler seul devant ton écran et écrire la blague hilarante à laquelle tu viens de penser. Voilà, tu es prévenu !

Cet aparté étant fait, il me vient maintenant l’immense honneur de te raconter l’intérieur horrible, forcément, d’un hôpital en Inde. Je passerai sur les faits ayant eu pour conséquence un orteil fracturé -pas très intéressants et pas forcément glorieux…- pour venir directement au moment fatidique où la douleur devient insupportable au point de te pousser à passer la porte à double battant s’ouvrant sur les portes de l’enfer !

Quoi ? Je suis un peu dramatique ? D’accord, peut-être un peu… Pas de patient qui crie ni à qui il manque une jambe ou un bras, pas d’opérations dans le couloir ? Suis-je vraiment en Inde, dans ce que tu pensais être un bâtiment à mi-chemin entre une grange et un abattoir ? Au lieu de ça, une salle d’attente qui mériterait sûrement un nouveau coup de peinture mais qui est loin d’être totalement décrépie. En plus, personne ne fait la queue et je peux donc aller voir un médecin assez rapidement en échange de 100 roupies -1,20€ au cours d’aujourd’hui !- pour la consultation. Bon, je dis assez rapidement mais il semblerait qu’un monsieur avec un doigt à moitié découpé me soit passé devant… il faut le comprendre, il a quand même l’air d’avoir assez mal. Après donc trente ou quarante minutes d’attente, un médecin m’examine dans un petit bureau pendant que son collègue est patiemment en train de recoudre le charmant monsieur au doigt décharné. Bon forcément, le médecin (celui qui m’ausculte hein, pas celui qui est concentré sur le monsieur qui a quand même l’air de souffrir !) me dit qu’une radio va être nécessaire puisqu’il n’a pas encore les pouvoirs de Superman pour voir dans quel état est mon os… Ah bah oui mais ça se passe comment si la machine à rayons X est mal réglée et que je rejoins le club des sur-irradiés ? N’ayant pas forcément de choix, je repasse par l’accueil pour payer la radio. 160 roupies -1,90€- plus tard, j’ai l’honneur d’être assis sous la grosse machine (tu noteras le terme technique !) à rayons X pendant que le « radiothérapiste » s’installe au poste de contrôle… à côté de moi… Safety first quoi ! A mon humble avis, ce n’est pas moi qui vais finir sur-irradié dans l’histoire.

Dix minutes après, j’ai le droit à un super cliché de mon pied et de ma petite fracture de 5 millimètres sur le gros orteil ! Ca n’a l’air de rien comme ça mais ça fait quand même super mal !! Je te fais profiter de cette superbe radio sur laquelle tu verras la fracture ne verras absolument rien !

Radio fracture

Après le verdict sans appel du médecin, j’ai le droit à une petite piqûre d’anti-douleur provenant d’une seringue un peu rouillée qui traînait sur le bureau du médecin… Pas de problème à ce jour si ce n’est une insensibilité autour de la zone piquée… Bref, c’est quand même le point négatif de ce passage à l’hôpital !!

Pour finir, un beau bandage pour tenir l’orteil en place, un petit tour à l’infirmerie pour récupérer trois plaquettes de divers médicaments anti-douleurs, 29 roupies -0,35€- couvrant une semaine de médication et trois semaines sans trop marcher font qu’aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Bon je ne peux pas encore courir mais si tu me connais bien, tu te douteras que ce n’est pas ce qui me gêne le plus 🙂

Au final, j’ai dépensé 3,50€ pour me faire ausculter, passer sous la grosse machine à rayons X, me faire piquer et ramener des médicaments… En conclusion, viens te faire soigner en Inde !!! Tu ne perdras pas grand chose, si ce n’est quelques fonctions motrices peu importantes, mais certainement pas d’argent !!

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Q.

P.S. : l’histoire de la seringue rouillée n’est bien sûr que le fruit de mon imagination ! Je me suis vraiment fait piquer mais avec une seringue stérilisée sortant de son emballage tout neuf 🙂

Trivandrum : trésor, plages et backwaters

Salut Internaute !

Cela commence à faire un certain temps que je n’avais pas posé ma plume sur mon blog… Je sais que le temps te semble long sans moi mais ce même temps m’a manqué pour venir te raconter ma vie à Bangalore. D’ailleurs, je n’ai pas passé beaucoup de temps à Bangalore depuis mon dernier article.

J’ai en effet passé plus de deux semaines dans le Kerala, état le plus au sud de l’Inde, dans la charmante ville de Thiruvananthapuram (ou Trivandrum pour les intimes) à l’occasion d’un déplacement professionnel. Rien de très intéressant dans cette ville où les restaurants te refusent à partir de 21h sinon quelques temples semblables aux milliers d’autres en Inde. Un temple valait quand même le coup d’œil, celui de Sri Padmanabhaswamy (tu peux prendre ton temps pour relire le nom, je ne t’en voudrais pas). En effet, dans ce temple autour duquel tu ne peux prendre aucune photo, les militaires sont postés à toutes les entrées et seuls les hindous peuvent y entrer. Mais pourquoi tant de mystères pour un simple temple me diras-tu !

Il se trouve que ce temple, propriété du gouvernement du Kerala depuis Janvier 2011, abrite l’un des plus grands trésors des temps modernes !! Celui-ci est estimé à 14 Milliards d’Euro !! Et le plus formidable dans cette histoire, c’est qu’il n’a été découvert que très récemment, juste après l’acquisition du temple par le gouvernement… coïncidence? Je te laisse te faire un avis…

Ce fameux trésor a en fait été découvert lors de l’ouverture de six coffres forts scellés depuis des centaines d’années. Parmi les trouvailles, une statue en or à l’effigie de Mahavishnu et pesant 30 kilogrammes, deux noix de coco en or et des dizaines de kilos de pierres précieuses. Le trésor reste aujourd’hui dans le temple car il a fait office d’offrande aux dieux par Padmanabhaswamy lors de son règne. Padmanabhaswamy disait que les offrandes faites par les hindous étaient destinées aux dieux et non pas à sa propre personne, d’où la découverte de ces montagnes d’or cachées depuis la nuit des temps…

Encore une preuve qu’il reste des trésors enfouis dans ce vaste monde…

Trivandrum n’est donc la plus belle ville d’Inde mais elle est capitale du Kerala, état connu pour ses backwaters, canaux traversant l’état du Nord au Sud et d’Est en Ouest, dans lesquels tu peux naviguer pour rejoindre telle ou telle ville ou juste te promener pour quelques heures. Des compagnies de voyage te proposeront aussi d’y naviguer plusieurs jours dans un bateau qui te servira également d’hôtel. N’étant pas encore en vacances, un tour de bateau de deux heures m’a suffit pour en apprécier le cadre magnifique…

Tu peux avoir un aperçu de Trivandrum, de son zoo, de belles plages et des backwaters en cliquant ici.

Le déplacement à Trivandrum s’est ensuite suivi d’un retour d’une semaine en France où la vie reste la même et où les gens ne changent pas… Retour gastronomique au possible avec viande, pain et fromage qui rappelle quand même que la cuisine française n’a rien à envier à l’indienne, aussi délicieuse soit-elle. Et puis profiter d’un bon morceau de fromage avec du bon pain a constitué un plaisir indéniable après ces sept mois (déjà !!!!) passés en Inde…

Merci de (continuer) à me lire.

Q.